S’occuper d’un bonsaï est loin d’être aussi compliqué que les gens le pensent. Cependant, vu que les bonsaïs sont plantés dans de petits pots, il y a quelques règles générales à respecter quant à l’arrosage, la fertilisation et le rempotage de votre arbre et vous les verrez dans cet article.

Un bonsaï, ce n’est rien d’autre qu’un arbre (voire un arbuste) que l’on cultive en pot toute sa vie. La culture de plantes dans des pots a été inventée par les Égyptiens, il y a plus de 4 000 ans.

Le bonsai ou « bonzaï » est un mot japonais qui signifie « prendre soin d’une plante en pot ». C’est en Asie et plus précisément au Japon que l’art du bonsaï a pris tout son essor.

Il existe même des bonsaïs dans la nature. Ce sont, par exemple, des arbres qui poussent dans une fissure de roche et qui sont régulièrement broutés par les chèvres ou d’autres animaux.

Achat, entretien, taille, rempotage… Même si vous n’avez pas la main verte en regardant ces étapes clés, vous allez réussir à entretenir un bonsaï.

1.L’arrosage

L’arrosage est capital. Un bonsaï qui a soif mourra rapidement et à cause de leur petit pot, il faut les arroser souvent. Si vous vous absentez, il faudra confier votre bonsaï à une personne de confiance. Il y a deux méthodes d’arrosage.

La méthode de “bassinage” ou trempage est l’une des plus répandues. Elle consiste à placer la base du bonsaï dans l’eau dans un évier ou tout autre récipient. L’eau va s’infiltrer et remonter à la surface par les trous de drainage de votre pot à bonsaï.

La deuxième méthode est celle de l’arrosoir, son utilisation  présente les avantages de nettoyer les feuilles de la poussière et des acariens, mais aussi d’humidifier de manière globale le bonsaï. Cette technique consiste à arroser le bonsaï en pluie fine par le dessus. Utilisez de préférence un arrosoir à pomme fine.

Attention! si l’eau de votre robinet est riche en calcaire, ne l’utilisez pas car elle pourrait brûler les racines. Les meilleures options sont l’eau de pluie et l’eau déminéralisée.

2.Maîtriser la ligature

La ligature sert à modeler la forme des branches. Cette technique a ses partisans et ses détracteurs. La ligature avec des fils de cuivre permet de gagner beaucoup de temps, car on évite de former la branche en taillant tout ce qui ne se dirige pas dans la direction souhaitée. Cependant, cela fragilise les branches et si l’on laisse les fils trop longtemps, ils finiront par renter dans l’écorce.

3.La meilleure terre à bonsai 

Avoir une bonne terre et un sol soigné est important. La terre à bonsaï doit avoir une bonne rétention d’eau, un bon drainage et une bonne aération. L’Akadama est un mélange de terre parfait, bien qu’extrêmement coûteux, c’est la meilleure terre à bonsaï. Selon certaines espèces, la tourbe et le sable peuvent également être utilisés. 

4. Les engrais 

La fertilisation régulière est la partie fondamentale et l’un des soins les plus efficaces pour les bonsaïs. Il faut arroser son bonsaï avant de lui donner de l’engrais, car cela permet d’éviter de brûler les racines. Si le bonsaï est caduc, il est important d’arrêter la fertilisation (donner de l’engrais). Il est conseillé d’utiliser des engrais liquides pour les bonsaïs d’extérieur et des engrais solides pour des bonsaïs d’intérieur.

Trois élements sont nécessaires:
-L’azote pour une bonne croissance du bonsai.
-Le phosphore pour une bonne croissance des racines.
-Le potassium pour la régénération et la production de fruits et de fleurs.

5.Le rempotage du bonsaï

Rempoter son bonsaï est le geste le plus délicat, car il doit être fait avec minutie. Il peut se faire pendant la végétation, mais il est plus prudent de le faire vers la fin de l’hiver.

a.Commencez par sortir votre bonsaï du pot. Il faut éviter de tirer sur la motte comme une brute afin de ne pas abîmer les racines. Celles-ci doivent former un tapis très dense.

b.Démêler les racines. À l’aide d’une petite griffe à main ou d’une fourchette recourbée, peignez les racines pour les séparer et mettre de l’ordre dans la masse emmêlée, tout en retirant un maximum de terre.

c.Préparer la terre. Il existe des terreaux à bonsaï dans le commerce, mais on peut faire son propre mélange : 2 parts de terreau, 2 parts de terre un peu argileuse et 1 part d’une matière poreuse.

d.Obturer les trous de drainage. Posez une petite grille sur les larges trous pour empêcher les racines de passer à travers. Notez qu’un pot à bonsaï doit avoir plusieurs trous.

5.Le rempotage du bonsaï (suite)

a2. Aménager un dôme. Façonnez une motte de terre au centre du pot arrivant jusqu’au niveau du rebord. Elle sert à donner un effet de colline à la mini-forêt qui y sera juchée.

b2. Positionner l’arbuste. Placez votre bonsaï dans le pot, et vérifiez que sa position soit esthétique. Vous pouvez encore retirer de la terre en excès autour des racines, s’il en reste beaucoup, avant de replacer le sujet dans la position que vous souhaitez.

c2. Rajouter de la terre. Mettez-en assez pour combler les espaces entre les racines la motte et le rebord intérieur du pot. Placez les éléments de décor (pierre, mousse) et peaufinez le tout.

d2. Arroser copieusement. Inondez le bonsaï en faisant couler de l’eau en pluie douce (pas au jet!). La terre doit être humide jusqu’à la reprise complète et placez le pot à l’ombre et à l’abri des courants d’air en attendant la reprise, qui sera rapide.

6.Comment tailler un bonsaï

La taille est nécessaire pour éviter que l’arbre ne perde son caractère nain. Pour arriver à un bon résultat, il faut le tailler régulièrement, comme pour reproduire le broutement incessant d’un animal. La façon de tailler un bonsaï dépend de sa forme si elle est définitive ou pas. La taille de formation ( la forme n’est pas définitive ) est plus délicate.

Sur un bonsaï formé. La taille consiste à raccourcir les tiges trop longues qui « sortent » de la forme, comme on le ferait pour une haie, pour la rendre plus dense et affiner la silhouette du sujet. Il ne faut pas couper les feuilles, mais uniquement les tiges, d’où l’utilité du ciseau à bonsaï qui permet d’avoir le bon geste. Dès que les repousses dépassent de quelques centimètres, il faut tailler à nouveau. Il faut le faire souvent, mais c’est très rapide et relaxant !

Sur un bonsaï en formation. La taille permet de faire le tri entre les départs que l’on va garder parce qu’ils sont bien placés, et les pousses qu’il va falloir supprimer parce qu’elles gênent. Observez votre bonsaï et déterminez les pousses à garder ou à supprimer en fonction de la forme souhaitée (en nuages, en cône, etc.). Procédez petit à petit. Plus la taille est régulière, plus elle est facile et plus le sujet aura belle allure. 

7.Types de bonsaï pour débutants

Si vous débutez, n’achetez pas un bonsaï trop cher. Il existe de petits sujets en jardineries à partir de 20 €.

Les conifères. Ils poussent rapidement et supportent bien la taille, ce qui permet au débutant de vite saisir les effets de celle-ci. Les métaséquoias ont feuilles caduques, et ils sont plus faciles à cultiver, ont bon caractère et sont beaux même en hiver.

L’érable du Japon. Chouchou des amateurs de bonsaïs, il pousse presque à vue d’oeil et se prête à toutes les formes. Les jeunes pousses sont colorées et en automne, c’est un feu d’artifice.

Les arbustes à baies. Le pernettya, les cotonéasters, le myrte, et bien d’autres arbustes constituent des plantes de choix pour commencer un bonsaï. Leur forme ressemble déjà un arbre miniature et ils sont très resistant.

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